Chapitre 1. L’histoire des marchés émergents en bref

Pourquoi il n’est plus envisageable d’ignorer les marchés émergents

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Les origines du terme

Au début des années 1980, la Société Financière Internationale (IFC) a commencé à suivre les performances de plusieurs marchés boursiers locaux, notamment en Argentine, au Brésil, au Chili, en Grèce, en Inde, en Jordanie, en Corée, au Mexique, en Thaïlande et au Zimbabwe. Surprise par leurs résultats positifs, l’IFC a réalisé qu’il existait de bonnes raisons d'encourager les investissements étrangers dans ces pays, entre autres, et a proposé la création d'un « fonds d'investissement actions du tiers monde » (le « Third World Equity Fund »).

Alors que l'étiquette « tiers monde » évoquait la pauvreté et le désespoir, le terme « marchés émergents » évoquait au contraire « le progrès, l'ascension et le dynamisme »


Toutefois, le nom du fonds a soulevé des préoccupations : il était jugé à la fois désobligeant pour les pays concernés mais aussi peu attrayant pour les investisseurs potentiels. Antoine Van Agtmael, de l’IFC, a proposé une description plus positive et plus ambitieuse. Alors que l'étiquette « tiers monde » évoquait la pauvreté et le désespoir, M. Van Agtmael a estimé que le terme « marchés émergents » évoquait au contraire « le progrès, l’ascension et le dynamisme ».

Le défi de la définition

Il peut être difficile de s'entendre sur une définition claire du terme « marchés émergents ».

Pendant de nombreuses années, le statut « émergent » d’un pays était uniquement déterminé par son niveau de richesse (inférieur à un certain seuil), mesuré par le revenu national brut (RNB) par habitant. Cependant, étant donné le rythme de croissance des économies des marchés émergents, le nombre de pays classés dans ce segment et leurs différences, il est devenu nécessaire d’élargir les critères.

Pour définir un pays « émergent » de manière plus précise, nous pourrions dire qu’il s’agit d’un pays qui n'a pas encore atteint le niveau de développement et de stabilité d'un pays « développé ».


Le saviez-vous ?

Bien que la Chine compte parmi les pays les plus peuplés au monde (avec 1,4 milliard de citoyens1) et soit la deuxième économie mondiale, elle est toujours considérée comme un pays émergent.

Investisseurs d’avant-garde, convaincus du potentiel à long terme des marchés émergents

Vous avez sûrement dû entendre l’expression « la croissance ne vient pas sans risque ». La prise de risque explique la réticence de certains investisseurs à s’aventurer dans les marchés émergents. Certes, s’ils présentent un potentiel de croissance attrayant, les risques économiques, politiques et financiers peuvent néanmoins en décourager certains.

Chez Carmignac, nous naviguons au sein du monde émergent depuis 1989. C’est, depuis toutes ces années, l'un de nos principaux thèmes d'investissement. Dans cet univers particulièrement complexe et interconnecté, nous avons approfondi nos connaissances et renforcé notre vision des marchés émergents, tout en développant une gamme de fonds dédiés2 conçus pour répondre aux différents besoins des investisseurs.

  • Le saviez-vous ?

    L'économie chinoise a commencé à s'ouvrir au capitalisme en 1989. Chez Carmignac, nous avons rapidement saisi son potentiel d'investissement. En 1989, plus de 50 % des actifs nets de notre fonds actions internationales emblématique étaient investi dans des pays émergents, et plus de 10 % étaient investi en Chine3 .



Vous voulez en savoir plus ?
Lire le chapitre 2:

1Source : Base de données du FMI, données de 2020.
2Actions de grandes et moyennes capitalisations : Carmignac Emergents (FCP), Carmignac Portfolio Emergents (SICAV). Actions de petites et moyennes capitalisations : Carmignac Portfolio Emerging Discovery (SICAV). Actions de grandes et moyennes capitalisations, obligations et devises : Carmignac Portfolio Emerging Patrimoine (SICAV).
3Carmignac Investissement au 31/03/1989.